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Substances minérales
Notions fondamentales sur l’uranium et perspectives
L’uranium est un élément présent dans la nature en quantité trace dans les roches, le sol, l’eau, les plantes, les aliments et le corps humain. L’uranium récupéré dans les mines se présente sous forme de concentré d’oxyde d’uranium (U3O8), souvent appelé « gâteau jaune » ou « yellow cake » en raison de sa couleur jaune. Ce concentré, qui contient généralement plus de 80 % uranium, est acheminé à une affinerie pour être transformé en produits de grande pureté comme le trioxyde d’uranium (UO3) ou le dioxyde d’uranium (UO2). Quoique l’uranium soit utilisé dans la fabrication de plusieurs produits industriels (dans l’industrie aéronautique, les luminaires, les engrais, les produits chimiques et photographiques, les radio-isotopes médicaux et la céramique), il est principalement employé comme source d’énergie. Environ 15 % de l’électricité produite au Canada et 16 % de l’électricité mondiale sont produits à partir d’uranium dans des réacteurs nucléaires. Le Canada génère plus de 12 600 MW d’électricité au moyen de 18 réacteurs nucléaires. Hormis le Canada, 421 réacteurs sont en activité dans 30 pays. Au total, 30 réacteurs sont présentement en construction dans le monde, et on compte 91 projets au stade de la planification.Le marché de l’uranium a subi des hauts et des bas au cours des 60 dernières années, mais la hausse dramatique et constante observée au cours des six dernières années est exceptionnelle. Depuis 2002, le prix de l’uranium a littéralement explosé face aux prévisions de pénuries à court terme, jumelées à la demande croissante pour les sources d’énergie alternatives en raison des prix élevés du gaz et du pétrole. Les ventes d’uranium provenant de sources alternatives, comme les inventaires d’armes russes et le combustible d’oxyde d’uranium-plutonium recyclé, ont réduit les stocks et il y a eu peu d’investissements dans le passé dans de nouvelles mines d’uranium. En mai 2008, cependant, le prix de l’uranium s’établissait à 65 $/lb, c’est-à-dire la moitié du prix record de 138 $/lb atteint en 2007, en raison d’un surplus projeté à court terme.
Bien que les experts de l’industrie prédisent que le prix moyen se situera autour de 65,10 $/lb en 2008 et de 60,00 $/lb en 2009, une augmentation graduelle et significative du prix est anticipée d’ici 2012 en raison de la mise en service de nouveaux réacteurs nucléaires entre 2013 et 2016. De plus, compte tenu de la demande globale en électricité qui devrait être deux fois plus importante en 2030 relativement à 2004, la demande pour l’énergie nucléaire devrait augmenter de la part d’une population de plus en plus sensible à l’impact des gaz à effet de serre. L’énergie nucléaire ne produit pratiquement aucun gaz à effet de serre – ces gaz qui piègent l’énergie solaire et contribuent au réchauffement mondial.
À la suite d’une décennie de déclin dans la production minière jusqu’en 1993, la production d’uranium a connu une hausse et répond maintenant à 61 % de la demande mondiale en matière de production d’énergie. Les sociétés minières axées sur l’uranium se ruent dans toutes les régions du monde pour développer de nouveaux projets afin de réduire l’écart entre la production d’uranium et la demande estimée pour alimenter les réacteurs. Cependant, l’industrie minière a dû faire face à divers problèmes de mise en œuvre; inondations au projet Cigar Lake de Cameco, pénurie d’acide sulfurique aux mines d’Uranium One au Kazakhstan, problèmes techniques à la mine Dominion en Afrique du Sud, menaces de sécurité à la géante mine Arlit d’Areva au Niger, ainsi que des délais d’obtention de permis dans divers autres pays. On prévoit que la production minière mondiale devrait augmenter de façon considérable d’ici 2012, à mesure que les grands producteurs comme Areva, Cameco, Denison Mines, Rio Tinto et AngloGold Ashanti augmenteront leur capacité de production et que des nouvelles mines seront mises en opération.
Le Canada est le premier producteur mondial d’uranium et il assure 30 % de la production totale. Près de 85 % de la production canadienne d’uranium est exportée, ceci uniquement à des fins pacifiques. Les ressources actuelles en uranium sont évaluées à 524 000 tonnes de U3O8 (444 000 t U; 9 % du total mondial). La vaste majorité de ces ressources se trouve dans les trois grands districts uranifères traditionnels du pays : le Bassin d’Athabasca, la Ceinture minérale Centrale, et le Bassin de Thelon. Le revirement dramatique de la conjoncture globale du marché de l’uranium en 2002 s’est soldé par un regain spectaculaire de l’exploration pour l’uranium à travers le Canada, notamment au Québec où trois nouveaux districts émergents sont maintenant reconnus : les monts Otish (territoire de la Baie-James), la région du lac Minto (Nunavik), et la région de la baie d’Ungava (Nunavik).
Majescor détient des positions de terrain stratégiques et a déjà en main des résultats prometteurs des travaux d’exploration préliminaires dans ces trois districts uranifères en émergence. La Société poursuit une stratégie de croissance par ajout de valeur visant à l’établir au rang de chef de file dans le domaine de l’exploration pour l’uranium au Québec, l’une des juridictions les plus favorables à l’exploration et au développement minier dans le monde.
Sources de données : World Nuclear Association et Association nucléaire canadienne
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